Skiss-726

Restauration

    Clément Emery

    Roland Bonaparte n’avait pas prévu de bar dans son palais : comment vous êtes-vous fait une place ici ?  

    Que ce soient les salons particuliers Le Fumoir, La Salle de l’Horloge ou Le Billard, tous les trois classés aux Monuments Historiques, ou bien le Bar Le Botaniste, créé de toutes pièces dans l’esprit du grand herbier de Roland Bonaparte, ces lieux, bien que distincts et proposant des concepts uniques en leur genre, possèdent des points communs qui ne sont pas des moindres : ils sont emplis d’Histoire et d’histoires, chargés d’atmosphères envoûtantes et nourris d’un imaginaire très fort lié à cette grande famille française.

    Alors que les « lounges » proposent une ambiance empreinte de classicisme et d’élégance dans l’esprit des salons « à la française » avec des canapés confortables, de magnifiques lustres de cristal et une cheminée qui apporte à ces lieux d’exception un véritable supplément d’âme, le Bar Botaniste quant à lui s’inspire des décorations du Château de la Malmaison, dans un somptueux style « retour d’Égypte » suite aux campagnes napoléoniennes de l’époque. Il arbore un comptoir de granit noir, de bronze et d’acajou, rehaussé de tonalités céladon particulièrement prisées en Asie, donnant ainsi vie à une ambiance feutrée et conviviale avec un incontestable souhait de modernité en cassant les codes du luxe traditionnel des palaces parisiens. Le seul luxe est cet instant où, en pénétrant dans Le Bar Botaniste, le temps semble être suspendu…

    Avez-vous des cocktails fétiches, sur votre carte ?  

    Je dirais qu’un de mes cocktails préférés est le Cyrus, développé par un jeune talent de mon équipe, Alexandre, qui par ses voyages autour du monde, a souhaité mettre en avant un ingrédient étonnant : le citron noir d’Iran. Ce cocktail aux saveurs profondes marie à merveille cet agrume d’exception à une vodka et un apéritif français dans un subtil équilibre qui ravira les papilles des élégantes et des élégants qui prendront le temps de pousser les portes du Botaniste.

     J’aime aussi beaucoup El Cinco de Mayo, l’une de mes créations, qui casse les codes du cocktail classique et s’aventure sur une piste plus « savoury » dans une approche quelque peu gastronomique, en alliant jus de betterave fraîche, estragon, Bourbon infusé au poivre blanc de Malabar, Mezcal, sirop d’agave, Fernet,  et vieux vinaigre balsamique, dans un étonnant et détonnant mélange à la richesse aromatique qui ne laisse pas indifférent, entre saveurs animales, végétales et empyreumatiques.

        Julien Cohen

        Assistant Responsable de Restaurant Junior - La Bauhinia

        Quelle est votre formation d’origine et quel a été votre parcours professionnel avant d’intégrer le Shangri-La Hotel, Paris ?
         J’ai fait des études en hôtellerie-restauration à l’Institut Paul Bocuse à Lyon, où j’ai obtenu une Licence internationale de management de l’hôtellerie et de la restauration. Après un stage de 9 mois à Shanghai, j’ai rejoint le Groupe Shangri-La Hotels & Resorts en 2011. 

        Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre ce groupe ?
         J’ai choisi de rejoindre le groupe Shangri-La Hotel & Resorts car il permet à ses employés de saisir toutes les opportunités qui s’offrent à eux, à savoir des voyages et transferts vers d’autres propriétés, ou même des transferts inter-services. Le groupe est également une véritable référence en Asie, où j’ai passé plus de 9 mois. 

        Quand et pour quel poste avez-vous rejoint les équipes du Shangri-La Hotel, Paris ?
         J’ai rejoint le Shangri-La Hotel, Paris le 3 octobre 2011 au poste de commis de rang au restaurant contemporain de cuisine française et d’Asie du Sud-Est, La Bauhinia. 

        Quel souvenir gardez-vous de votre intégration ?
         Je garde un excellent souvenir de mon intégration : l’équipe du management du restaurant m’a immédiatement pris en charge. 

        Quelle a été votre évolution depuis votre arrivée ?
         Depuis mon arrivée je suis passé de Commis de rang à Chef de rang. Puis de La Bauhinia, je suis passé au Shang Palace (restaurant cantonais récompensé d’une étoile au Guide Michelin) où après un an, je suis passé Superviseur. Je suis finalement retourné à La Bauhinia, où j’exerce aujourd’hui la fonction d’Assistant Directeur junior. 

        D’après vous, quels sont les facteurs qui ont permis cette évolution ?
         La confiance que l’on m’a donnée ainsi que les opportunités ont fait que j’ai pu obtenir cette évolution. En effet, la possibilité d’avoir de nouveaux challenges avec une nouvelle équipe dans un restaurant différent m’a permis d’acquérir encore plus d’expérience et de prouver mon implication au sein du groupe. 

        Quelle est la personne qui vous a accompagné dans votre évolution au sein de l’hôtel ?
         Deux personnes m’ont accompagné et m’ont donné ma chance : ce sont Julianne Pons, ancienne Directrice du restaurant La Bauhinia et Christophe Wong, ancien Directeur du Shang Palace. 

        En un mot, comment décririez-vous le Shangri-La Hotel, Paris ?
         Le Shangri-La, Hotel Paris est un hôtel plein de vie où les employés ont toutes leurs chances de faire leurs preuves et ne sont pas restreints dans la confiance que leur donne leur manager. L’équipe de management prend à cœur le bien-être de son personnel en proposant toujours des solutions qui mettront en valeur les qualités des individus. 

          Le site de recrutement du Shangri-La Hotel, Paris